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27.12.2011

Utiliser un circuit de distribution atypique

Voici l'exemple, d'une société belge, partie s'établir en Tunisie il y a plusieurs années et qui décide de faire son "comeback" chez nous.

Cette société a profité pendant de longues années de lois sociales, douanières et fiscales plus accomodantes dans une contrée où l'on parle français et qui n'est qu'à deux heures et demie de vol de Bruxelles. Son problème majeur est qu'elle s'est retrouvée prisonnière du créneau dans lequel elle s'était destinée; celui de la sous-traitance. La crise économique internationale survenant, suivie de la "révolution du jasmin", les donneurs d'ordre européens se sont montrés de plus en plus réticents à faire le déplacement en Tunisie, lui préférant des lieux de production plus sécurisants et parfois moins chers, comme le Maroc ou la Turquie.

Dès lors, les soucis de trésorerie se sont accélérés et la faillite menaçait. Cette société a réagi en se disant que tout ce savoir faire, sa technicité, sa réactivité qui avait tant profité aux grandes marques européennes qui venaient fabriquer en leur nom et pour leur compte en sous-traitant le travail aux petites mains expertes de cet atelier de haute confection, pourrait et devrait en fin de compte devenir mieux payant pour elle-même. Elle a donc pris le risque calculé de lancer sa marque propre.

Mais comment lancer une marque propre quand on ne dispose ni de trésorerie et qu'on a passé l'essentiel de son activité à travailler pour le compte des autres?

Il était impossible d'envisager le lancement d'un site Web de commercialisation étant donné les coûts que cela signifierait (élaboration du site en lui-même, les abonnements à différentes formules de paiement, la zone de stockage nécessaire, le budget marketing pour faire aconnaître le site; spots radio, télé, annonces dans les journaux et magazines, etc.). Il était encore plus difficile de songer à une ou plusieurs boutiques (étant donné le coût exorbitant des pas-de-porte, des loyers, des taxes foncières, des salaires des vendeuses, etc.).

Il fallait penser à un positionnement distinct et à un circuit de distribution atypique. Bref à un modèle de développement innovant.

Le résultat un business modèle novateur: se positionner dans un secteur de niche, de préférence dans le luxe et proposer ainsi aux clients ciblés des produits haut de gamme de qualité exceptionnelle à des prix intéressants (c'est-à-dire moins chers que des produits comparables que l'on pourrait trouver dans des boutiques de luxe et/ou sur des sites Web spécialisés). Pour garantir cela le système commercial devait fonctionner sans intermédiaires, sans stocks et donc sans grossistes, sans budgets publicitaires. Le circuit de distribution idéal, étant donné ces contraintes, était la vente directe au client final dans le cadre des "Fashion Home Parties" c'est-à-dire les ventes en réunion par des vendeurs indépendants à domicile (les VDI), payés exclusivement en fonction de leurs performances.

Pour en savoir plus sur cette société courageuse, ambistieuse et originale: www.louisleon.be

14.11.2011

Créer sa boîte en partant de rien (6)

Réagir vite. Votre business est lancé ? Les difficultés ne s’arrêtent pas là pour autant. La crise impose de repenser toute la conduite d’une entreprise dès son démarrage. À commencer par la manière de la financer. Fini, l’euphorie des années 2000 où les start-up obtenaient des millions d’euros presque sur un claquement de doigts. Thomas Bergerot et Stanislas Thiry n’ont réussi leur première levée de fonds qu’au bout de trois exercices de leur société, Radioshop (14 salariés, 1,1 million d’euros de chiffre d’affaires), qui crée des programmations radio et télé internes pour les magasins et les entreprises. « Nous avons franchi les étapes une à une, expliquent-ils. Notre premier commercial a été recruté avec un contrat de dix heures par semaine. En parallèle, nous avons beaucoup investi dans la recherche et le développement, mais en nous autofinançant. » C’est également sur l’aptitude à réagir très vite qu’on attend les créateurs au tournant. Et là, heureusement, avantage aux petites structures souples et imaginatives par rapport aux grandes entreprises alourdies par des process compliqués. Faguo a ainsi pu s’adapter à la demande pointue de certains de ses magasins en lançant en quelques semaines seulement une gamme de chaussures en tweed écossais.

à suivre...

 

Fiches de Valorisation de fonds de commerce

valorisation de start-up



In Magazine Management, novembre 2011.  

13.11.2011

Créer sa boîte en partant de rien (5)

Évolution démographique oblige, les services aux personnes âgées ont un bel avenir devant eux : ils représentent un autre secteur porteur. Sur ce même public, le marché de l’audition est florissant. Tout ce qui touche à l’écologie a aussi le vent en poupe : l’éco-construction, l’alimentation bio, le tri sélectif… Autant d’activités à inventer sur le créneau du développement durable, dopé par la nouvelle donne issue du changement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles. Enfin, le boom des applications mobiles et des smartphones ou celui des outils de géolocalisation ouvre aussi une foule d’idées de services à exploiter. En l’absence de nomenclature spécifique de l’Insee concernant le domaine des nanotechnologies et l’économie sociale et solidaire, il est néanmoins difficile de chiffrer la progression des créations d’entreprises dans ces secteurs.

à suivre...

 

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In Magazine Management, novembre 2011.